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 Paroles de chansons: Bénabar

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bibiseven

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MessageSujet: Paroles de chansons: Bénabar   Mar 21 Fév - 9:30

Pour en savoir plus sur Bénabar:

http://bibiseven.grafbb.com/viewtopic.forum?t=105

---------------

Quelques textes qui ont retenu mon attention:


Album : "Reprise des négociations" - (2005)

"Qu'est ce que tu voulais que j'lui dise?"

Cette gamine assise en pleurs que chagrinent de trop grands malheurs, les grandes s'amusent sans elle, exclue de la bande, elle reste toute seule. Une qui commande, des favorites, il parait qu'elle est trop petite, à la marelle y'a des V.I.P., dans les maternelles comme en boîte de nuit. Mais faut pas pleurer, ça va s'arranger...

Qu'est ce que tu voulais que j'lui dise ? Toute la vérité, rien que la vérité ? Est-ce que tu voulais que j'lui dise, que ça ne f'ra qu'empirer ?

Le plus triste, le plus dommage, elle le sait pas et c'est de son âge, mais elle-même un jour elle fermera sa porte quand à son tour elle sera la plus forte... Ce garçon assis dans un coin, quinze ans, la tête dans les mains, premier amour, premier chagrin, comme le shampoing, la formule deux en un.Il a beau dire que c'est pas grave, jouer les hommes, faire le brave, la savoir dans les bras d'un autre, ça lui brise le coeur, ça lui ronge le ventre... Mais faut pas pleurer, ça va s'arranger...

Qu'est ce que tu voulais que j'lui dise ? Toute la vérité, rien que la vérité ? Est-ce que tu voulais que j'lui dise, que ça ne f'ra qu'empirer ?

Qu'il a pas fini de pleurer, qu'la leçon n'est jamais apprise, mais si ça peut le rassurer, lui-même un jour fera sa valise. Cette femme qui cache ses pleurs, le café coule dans la cuisine, son patron n'était pas fier, faut dégraisser, drôle de régime. Chemise cartonnée, demandes de formations, dossiers bien classés, lettres de motivation, d'un geste elle balaye de tristesse et de rage les fiches de paye, les demandes de stages.

Qu'est ce que tu voulais que j'lui dise ?

Puisqu'elle savait déjà, elle le savait mieux que moi, que ça ne va jamais s'arranger, que ça ne f'ra jamais qu'empirer. Ce vieil homme fatigué d'Algérie, qui regrette son Maghreb jour et nuit, tout juste toléré aujourd'hui, faut dire qu' ça fait que trente ans qu'il est ici. Qu'il ne sera jamais propriétaire, qu'il occupe une chambre de bonne, au pays de Voltaire, au pays des lumières et des droits de l'homme. Ce sans-papiers rejeté qui repart, sans même dire au revoir, sans nous dire merci pour le billet de charter gratuit vers la misère de son pays. ça le soulagera sûrement d'apprendre, et faudrait quand même pas qu'il oublie qu'on a gravé Fraternité sur le fronton de nos mairies. Ce taulard emprisonné dans une cellule à six, il devrait en profiter parce que bientôt ils seront dix. Ce malheureux qui dort sur une ventilation de métro, il s'en fout de savoir que je le chante pas assez fort et beaucoup trop faux.

Qu'est ce que tu voulais qu'ils me disent ?

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MessageSujet: re   Mar 21 Fév - 9:32

"Le méchant de James Bond"

Tous à mettre dans le même panier, sa femme et son voisin, son chef de service détesté, tout' façon il n'aime que son chien. Il ressasse tout le mal qu'il pense, en silence et en colère, "Ah elle est belle la France !", il en veut à la terre entière.

Il voudrait être un méchant de James Bond pour menacer la planète et soumettre le monde, armé jusqu'aux dents dans un repère qu'il imagine à l'intérieur d'un volcan ou dans une base sous-marine.

Tous à mettre dans le même sac, qu'on lui parle pas de politique, c'est magouille et compagnie et qui c'est qui paye... c'est bibi ! C'est pas la vie qu'il mérite, il veut que ça change et vite, même l'amour c'est du pipo les femmes aussi c'est des salauds.

Il voudrait être un méchant de James Bond pour menacer la planète et soumettre le monde, il aurait un rire sardonique qui inspire la terreur, pas trop sardonique quand même, parce qu'il sait pas ce que ça veut dire... quand c'est mal fait ça fait pas peur !

Alors personne serait assez fou pour le prendre de haut, les yeux il les baisserait plus, il aurait le dernier mot. On le respecterait enfin, lui ne nous détesterait plus, lui qui n'aimait que son chien, son chien d'ailleurs qu'il a perdu. Son chef de service sûrement reviendrait sur sa décision, plutôt qu'un licenciement ce serait une augmentation. Peut-être même que sa femme annulerait le divorce, et aucun juge n'aurait l'audace de le priver de ses gosses.

Il voudrait être un méchant de James Bond pour menacer la planète et soumettre le monde, armé jusqu'aux dents dans un repère qu'il imagine à l'intérieur d'un volcan ou dans une base sous-marine.

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MessageSujet: re   Mar 21 Fév - 9:38

"Tu peux compter sur moi"

Si t'as besoin de moi, peu importe le problème, pour te tendre la main si les autres portes se referment. La mienne est ouverte sans question, sans conditions, faut juste s'entendre sur la date j'ai des obligations.

Tu peux compter sur moi, quand tu veux et où que ce soit, je serai toujours là pour toi, tu peux compter sur moi, mais surtout n'oublie pas...

Faut pas que ce soit trop loin, j' prends pas l'avion j'ai trop peur, j' prends pas non plus

le bateau parce que j'ai le mal de mer. Je peux venir en train mais je voyage en première, comme j' conduis pas, pour la voiture il me faut un chauffeur. Sinon, à part ça, tu peux compter sur moi. Si tu as perdu le goût et perdu le chemin, si tu tiens à peine debout, si c'est la peine qui te tient. Si tu te sens seul, si t'as besoin d'une épaule, si tu te sens mal, t'hésites pas, tu m'appelles.

Tu peux compter sur moi, quand tu veux et où que ce soit, je serai toujours là pour toi, tu peux compter sur moi, mais surtout n'oublie pas...

Le week-end ça m'arrange pas, la semaine j' suis pas trop joignable. Les vacances pourquoi pas, sauf que je coupe mon portable. Je peux je crois en juin, mais vaut mieux que je vérifie. Dimanche en huit je fais rien, ah non ! Je serai pas à Paris. Sinon, à part ça, tu peux compter sur moi. Faut pas que ce soit trop loin et faut choisir le bon jour, mais je serai là pour toi, j'espère que tu en es sûr. Tu me raconteras tes malheurs, j' dirai des banalités, on parlera pendant des heures et si c'est pas assez, j' te jouerai n'importe comment les morceaux de Joe Dassin, on sortira les trompettes et tant pis pour les voisins.

Si un jour ça va pas, j'espère que tu viendras... je compte sur toi.

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MessageSujet: re   Mar 21 Fév - 9:41

"Les épices du souk du caire"


Un bébé encadré sur une étagère, un souvenir de vacances, un anniversaire. Une fille qui sourit coincée dans un sous-verre, un cadre fantaisie, un bord de mer, et personne ne bouge dans la tribu des yeux rouges, tous différents, les mêmes photos pourtant

... Les grands derrière, les p'tits devant.

Quelques photos de couple exposées comme des preuves, des photos de groupe, des amis qu'on punaise. On vérifie d'ailleurs l'air de rien chez les autres, qu'on fait partie des leurs, qu'a côté de leurs têtes y'a la nôtre. Sur la cheminée du salon des grands-parents, le casting tout entier de tous les p'tits enfants

... Les grands derrière, les p'tits devant.

Les albums familiaux sont les manuels d'histoire, qu'on regarde jamais, qu'on réserve au placard. Quand il était jeune, quand t'étais petit, quand elle était enceinte, quand ils étaient en vie. Portraits de fin d'année des gosses trop bien peignés, on dirait vraiment qu'ils ont mangé du ciment

... Les grands derrière, les p'tits devant.

La photo censurée, elle s'y trouvait pas belle, aussitôt développée, direct à la poubelle. Mignonne en paréo au retour de la plage, elle enlèvera pas le haut, c'est dommage. Le portrait qui fait rire du permis de conduire, celui qui fait peur, qu'est-ce que c'est qu'cette coiffure ? Qu'elles soient en couleur ou bien en noir et blanc, on fait tous, quelle horreur ! les mêmes photos tout l'temps

... Les grands derrière, les p'tits devant.

Qu'est-ce qui nous pousse au fond à refaire à la chaîne, tous les mêmes photos qu'on a vu par centaines,

des photos de monuments qui sont jamais très belles, mais c'est nous qui l'a fait c'est pas la carte postale. Les photos de voyage à l'autre bout de la terre, les mêmes paysages, des mêmes belvédères . Nous sur un chameau, nous au ski en hiver, re-nous sur un bateau, et les épices du souk du Caire. Re-re-nous à Pâques, y'a deux ans déjà, re-re-re-nous à la Toussaint à côté d'Etretat . C'est vrai qu'on voit pas bien, que la photo est mauvaise, mais par la salle de bain je te jure on devinait les falaises ! Et ces photos souvenirs qu'on stocke acharnés pour pas qu'on puisse nous dire qu'on a pas profité. Rangées dans un tiroir celles qu'on veut plus voir et classées dans des livres des photos d'archives. J'ai encore jamais vu et ça chez personne, sa copine toute nue au dessus du téléphone, la photo d' son patron dans aucun salon, mais des vues de bords de mer, ah ça putain on sait l' faire ! Qu'on les range en vrac, qu'on les colle au mur, au fond d'un portefeuille ou dans un disque dur. Au fin fond de la Creuse, à Paris 16ème, on prend les mêmes poses, nos photos sont les mêmes. Qu'on soit le frère, la soeur, les parents, la tante, toujours les mêmes photos, mates ou brillantes. Des images inutiles sur toutes les vieilles pierres, le Mont-Saint-Michel, et les épices du souk du Caire...

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MessageSujet: re   Mar 21 Fév - 9:42

"Bruxelles"

Je n'avais pas de cadeau pour t'offrir à Noël, j'en voulais un très beau, j'ai pensé à Bruxelles. Offrir une ville c'est vaniteux, je le reconnais mais j'm'en fous, parce que c'est quand même mieux que de rien offrir du tout. Tu te serais contentée d'un cadeau moins tape-à-l'oeil, d'un livre ou d'un CD, d'une paire de boucles d'oreilles. Mais dans une bague ou un collier, je te mets au défi de faire entrer sans les casser Saint-Josse et la gare du Midi.

Alors Bruxelles je te la donne, mais faut l'dire à personne, ça menacerait la couronne et j'ai donné ma parole d'homme, qui vaut ce qu'elle vaut.

Il a fallu que le roi s'en mêle, il disait à court d'arguments, c'est ma capitale, bordel ! Et ce n'est pas un présent ! J'ai dit mon King je vous arrête, Bruxelles est un joyau, nous sommes en période de fête, c'est idéal comme cadeau. Il s'entêtait dans son refus, je l'ai d'ailleurs trouvé têtu, il disait c'est pas à toi et tu peux pas l'offrir comme ça. Bruxelles est aux Bruxellois, c'est entendu j'ai dit au roi, mais ils n'en sauront rien, ce sera notre secret mon Cher Souverain.

Alors Bruxelles je te la donne, mais faut l'dire à personne, ça menacerait la couronne et j'ai donné ma parole d'homme, qui vaut ce qu'elle vaut.

Moi qui suis roturier - c'est mon seul titre de noblesse - je voudrais négocier, soyez cool Votre Altesse. Le Roi qui est un gentleman a étudié la question, comme c'est pour une dame, j'vais t'faire une proposition. Bien entendu, m'a-t-il dit, tout ça ne sort pas d'ici, mais en échange je veux Paris, en dessous de quoi j'gagne pas ma vie. Sans hésiter j'ai répondu, c'est d'accord marché conclu, avec vous Messire faire des affaires c'est un plaisir.

Alors Bruxelles je te la donne, mais faut l'dire à personne, ça menacerait la couronne et j'ai donné ma parole d'homme, qui vaut ce qu'elle vaut.

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MessageSujet: re   Mar 21 Fév - 9:44

"La berceuse"

Voilà plus d'une heure que j'te tiens dans les bras, voilà quelques jours que je suis tout à toi. Il est très tard et tu dors pas, je t'ai fait une berceuse, la voilà.

Demain le jour sera là et les oiseaux chanteront leur joie, tes paupières d'or s'ouvriront sur le soleil et sur sa chanson, ferme les yeux, c'est merveilleux et dans tes rêves toutes les fées viendront te réveiller, fais dodo...Pourquoi tu dors pas ?

Demain il faut que je me lève tôt, j'ai un

rendez-vous hyper important, si t'aimes ton père, si tu l'aimes vraiment, sois fatigué et dors maintenant. J'ai sauté sur l'occas', t'avalais ton biberon pour un micro-sommeil de dix secondes environ, c'était confort, j'ai bien récupéré, maintenant tu dors, t'arrêtes de nous faire... fais dodo.

Demain le jour sera là, les oiseaux chanteront leur joie, tes paupières d'or s'ouvriront sur le soleil et sur sa chanson, ferme les yeux, c'est merveilleux et dans tes rêves toutes les fées... Dors dors dors ! Bordel, Pourquoi tu dors pas ? Dors dors dors ! Laisse domir ton papa !

Ce que tu regardes en riant, que tu prends pour des parachutes, ce sont mes paupières mon enfant, c'est dur d'être un adulte. Allez on joue franc jeu, on met carte sur table, si tu t'endors je t'achète un portable, un troupeau de poneys, un bâton de dynamite, j'ajoute un kangourou si tu t'endors tout de suite.

Tes paupières sont lourdes, tu es en mon pouvoir une sensation de chaleur engourdit ton corps, tu es bien, tu n'entends plus que ma voix, je compte jusqu'à trois, et tu vas t'endormir...

Pourquoi tu veux pas dormir, pourquoi, tu dors pas ? Je te donnerais bien un somnifère, mais y'en a plus demande à ta mère, t'es insomniaque ou quoi ? Puisque tu ne me laisses pas le choix, voici le temps des menaces, si tu dors pas j'te place. Dors dors dors ! Mais on dirait que ça marche. Tu fermes les yeux, tu es si sage, c'est merveilleux, tu dors comme un ange, tu as de la chance moi aussi j'ai sommeil, mais c'est le matin, faut qu'je m'habille. Je me suis énervé mon amour, je le regrette, pour me faire pardonner j'vais te jouer un peu de trompette !

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MessageSujet: re   Mar 21 Fév - 9:45

"Le fou rire"

Des allées, des chants d'oiseaux, un cortège de manteaux noirs, désolé, sans un mot, en silence, en mouchoirs. Tu nous manquais déjà et ce n'était que le début, il ne manquait que toi, notre cher disparu. Quelques arbres bien vivants veillaient sur un champ de granit, monuments pour combattants d'une guerre qu'on perd tout le temps et beaucoup trop vite. Désormais, qu'est-ce qu'on va devenir si tout est moche, si tout est triste ; désarmés qu'est-ce qu'on peut faire, j'ai prié Dieu pour qu'il existe. Ces messieurs des pompes funèbres, au recueillement professionnel, glissaient à la corde le cercueil aux dorures inutiles. Une dame à ce moment-là a dérapé dans les graviers, en poussant un râle comme ça "haaa" qui m'a fait rigoler.

Un fou rire à un enterrement, je m'en veux, je m'en veux vraiment, c'était nerveux sûrement, en tout cas c'était pas l'moment.

Je suis peut-être cruel, complètement insensible, au moins je n'étais pas le seul à rire le plus doucement possible. Comme une traînée de poudre, le rire a enflammé le cortège, tombé sur nous comme la foudre, le plus beau de tous les sacrilèges. Dos voûtés, têtes baissées, j'ai honte à le dire, on poussait des petits cris étouffés, on était morts de rire. Nos larmes alors, n'étaient plus des larmes de chagrin, et c'était pas par pudeur si on cachait nos visages dans nos mains. À petits pas la procession, l'indigne file d'attente, a retrouvé l'émotion devant la tombe béante. Je suis redevenu sérieux, où avais-je la tête ? À nouveau malheureux, c'était quand même un peu plus correct.

J'ai pleuré à ton enterrement, je n'avais pas le choix, tu n'étais plus là comme avant, pour rire avec moi.

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MessageSujet: re   Mar 21 Fév - 9:47

"Le cahier de solfège"

Il y aura hier des années de ça, nous étions tout de suite aujourd'hui déjà. La course cycliste qui remonte la rue, les épaules de mon père, ce sera le début. Pour le défilé, je tenais un fanion, j'aurai un chiot et je perdais mon chien. Le mois d'après, y'a longtemps nous rirons, ce sera les vacances quand c'était le mois de juin.

Mais que ferai-je du cahier de solfège, de temps en temps...

J'ai répondu "présent", quand questionne la maîtresse, j'en ai eu du chagrin et les larmes je les sèche. J'apprenais bien après la concordance des temps, il est déjà trop tard parce que je serai grand. Quand j'étais écolier je serai lycéen, mais pour l'instant c'était encore loin. Dans l'école de musique, celle de mon quartier, j'étudie le solfège et j'avais un cahier.

Mais que ferai-je du cahier de solfège, de temps en temps...

Quand c'était maintenant, un bébé sur les genoux, il s'endort notre enfant, tu verras entre nous. La semaine dernière j'espère qu'il a fait beau, je t'emmène à la rivière, nos six pieds dans l'eau. Il y aura un jour, mais c'était dans longtemps que j'ai retrouvé, par hasard en rangeant, ce cahier griffonné qu'on m'a donné demain, ce cahier de solfège que je tiens dans les mains.

Mais qu'en ferai-je de tous ces arpèges, ça me revient...

Il y aura hier des années de ça, nous étions tout de suite aujourd'hui déjà. La course cycliste qui remonte la rue, les épaules de mon père, ce sera le début.

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MessageSujet: re   Mar 21 Fév - 9:48

"Quatre murs et un toit"

Un terrain vague, de vagues clôtures, un couple divague sur la maison future. On s'endette pour trente ans, ce pavillon sera le nôtre, et celui de nos enfants corrige la femme enceinte. Les travaux sont finis, du moins le gros oeuvre, ça sent le plâtre et l'enduit et la poussière toute neuve.

Le plâtre et l'enduit et la poussière toute neuve.

Des ampoules à nu pendent des murs, du plafond, le bébé est né, il joue dans le salon. On ajoute à l'étage une chambre de plus, un petit frère est prévu pour l'automne. Dans le jardin les arbres aussi grandissent, on pourra y faire un jour une cabane.

On pourra y faire un jour une cabane.

Les enfants ont poussé, ils sont trois maintenant, on remplit sans se douter le grenier doucement. Le grand habite le garage pour être indépendant, la cabane, c'est dommage, est à l'abandon. Monsieur rêverait de creuser une cave à vins, Madame préfèrerait une deuxième salle de bain.

Ça sera une deuxième salle de bain.

Les enfants vont et viennent chargés de linge sale, ça devient un hôtel la maison familiale. On a fait un bureau dans la p'tite pièce d'en haut, et des chambres d'amis, les enfants sont partis. Ils ont quitté le nid sans le savoir vraiment, petit à petit, vêtement par vêtement.

Petit à petit, vêtement par vêtement.

Ils habitent à Paris des apparts sans espace, alors qu'ici il y'a trop de place. On va poser tu sais des stores électriques, c'est un peu laid c'est vrai, mais c'est plus pratique. La maison somnole comme un chat fatigué, dans son ventre ronronne la machine à laver.

Dans son ventre ronronne la machine à laver.

Les petits enfants espérés apparaissent, dans le frigo, on remet des glaces. La cabane du jardin trouve une deuxième jeunesse, c'est le consulat que rouvrent les gosses. Le grenier sans bataille livre ses trésors, ses panoplies de cow-boys aux petits ambassadeurs, qui colonisent pour la dernière fois la modeste terre promise, quatre murs et un toit. Cette maison est en vente comme vous le savez, je suis, je me présente, agent immobilier. Je dois vous prévenir si vous voulez l'acheter, je préfère vous le dire cette maison est hantée. Ne souriez pas Monsieur, n'ayez crainte Madame, c'est hanté c'est vrai mais de gentils fantômes. De monstres et de dragons que les gamins savent voir, de pleurs et de bagarres, et de copieux quatre-heures, "finis tes devoirs", "il est trop lourd mon cartable", "laisse tranquille ton frère", "les enfants : à table !".

Écoutez la musique, est-ce que vous l'entendez ?

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MessageSujet: re   Mar 21 Fév - 9:56

Album: "Les risques du métier" - (2003)

"Paresseuse"

Certains matins elle révise son emploi du temps
Imagine ce qu'elle doit faire et se dit... et puis non
Elle paresse
Au ralenti elle glisse de la cafetière à la fenêtre
Elle aimerait entendre un disque mais il faudrait le mettre
Et rien ne presse
Mademoiselle paresse à Paris
Elle traîne, elle pérégrine
Son altesse caresse aujourd'hui
L'idée d'aller à la piscine
Elle descend dans la rue, il est 16h, elle marche lentement
S'assoit sur un banc pour étudier le chemin le plus long
Le transport le plus lent
Le métro pourquoi pas mais y'a pas de grève en ce moment
Quant au bus il est trop tôt pour être bloqué dans les bouchons
Alors à quoi bon
Le transport qu'elle préfère c'est la balançoire
On bouge d'avant en arrière en prenant du retard
Elle rallonge par le square
C'est la fermeture quand elle arrive au guichet
Elle s'en veut de rater de si peu, à quelques minutes près
Un peu plus elle rentrait
Faut pas compter sur la chance, alors demain elle jure
D'évaluer mieux les distances pour être bien sûr
D'arriver en retard
Sans rien devoir au hasard.

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MessageSujet: re   Mar 21 Fév - 9:58

"Je suis de celles"

Tiens, qu'est-ce que tu fais là ?
C'est moi, c'est Nathalie
Quoi tu me reconnais pas ?
Mais si

On était ensemble au lycée
C'est vrai, j'ai changé
J'ai des enfants, un mari
Bah quoi, t'as l'air surpris

J'étais pas destinée
A une vie bien rangée
J'étais perdue
Mon mari m'a trouvée

J'étais de celles
Qui disent jamais non
Les "Marie couche-toi là"
Dont on oublie le nom

J'étais pas la jolie
Moi, j'étais sa copine
Celle qu'on voit à peine
Qu'on appelle machine

J'avais deux ans de plus
Peut-être deux ans de trop
Et j'aimais les garçons
Peut-être un peu trop

Bien sûr, vous aviez eu
Des dizaines de conquêtes
Que personnes n'avaient vues
Toujours pendant les fêtes

Pour beaucoup d'entre vous
Je suis la première fois
De celles qui comptent
Mais pas tant que ça

Je n'étais pas de celles
A qui l'on fait la cour
Moi, j'étais de celles
Qui sont déjà d'accord

Vous veniez chez moi
Mais dès le lendemain
Vous refusiez en public
De me tenir la main

Quand vous m'embrassiez
A l'abri des regards
Je savais pourquoi
Pour pas qu'on puisse nous voir

Alors je fermais les yeux
A m'en fendre les paupières
Pendant que pour guetter
Vous les gardiez ouverts

Je me répétais :
" faut pas que je m'attache "
Vous vous pensiez :
" il faut pas que ça se sache "

Mais une fois dans mes bras
Vos murmures essoufflés
C'est à moi, rien qu'à moi
Qu'ils étaient destinés

Enlacée contre vous
A respirer vos cheveux
Je le sais, je l'affirme
Vous m'aimiez un peu

Certaines tombent amoureuses
C'est pur, ça les élève
Moi, je tombais amoureuse
Comme on tombe d'une chaise

Et gonflés de l'avoir fait
Vous donniez conférence
Une souris qu'on dissèque
Mon corps pour la science

Je nourrissais
Vos blagues de caserne
Que vous pensiez viriles
Petits hommes des cavernes

D'avoir pour moi
Un seul mot de tendresse
Vous apparaissait
Comme la pire des faiblesses

Vous les fiers à bras
Vous parliez en experts
Oubliant qu'dans mes bras

Vous faisiez moins les fiers
Et les autres filles
Perfides petites saintes
M'auraient tondue les cheveux
A une autre époque

Celles qui ont l'habitude
Qu'on les cajole
Ignorent la solitude
Que rien ne console

Vous veniez chez moi
Mais dès le lendemain
Vous refusiez en public
De me tenir la main.

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MessageSujet: re   Mar 21 Fév - 9:59

"Vade rétro téléphone"

Le petit matin qui suit le grand soir
Le lendemain de la première nuit
Quand le jour a remplacé le noir
Les couples s'éloignent dans les lits
Adam et Eve remettent leurs costumes
"On s'appelle " comme le veut la coutume
Des amants qui se quittent bons amis
Mais je sais que la louve est dans la bergerie
Faut pas qu' j'l'appelle, pas qu' j'l'appelle
Attendre encore quelques jours
Faut pas qu' j'l'appelle, pas qu' j'l'appelle
Pas encore c'est trop court
Le combiné dans les mains j'hésite et je raccroche
Pas pressé d' passer pour celui qui s'accroche
Fébrile et collant ça donne pas vraiment envie
Lointain et distant, j' sais pas pourquoi mais c'est sexy
Même si je ne pense qu'à elle, si je rêve de la revoir
Vade retro téléphone, elle ne doit pas le savoir
Nos meilleurs techniciens se sont penchés sur la formule
C'est trois jours au moins le résultat de leurs calculs
Hier sur mon épaule ta tête à l'abandon
Des mèches de cheveux collées par la sueur sur ton front
Ça me faisait des crampes et des fourmis dans le bras
J'aurais tout supporté pour te garder près d' moi
Les amants le soir se déshabillent en s'embrassant
Le matin c'est rare qu'ils se rhabillent mutuellement
Comment savoir si j'ai le droit de t'appeler
Si tu penses à moi, si je vais pas déranger ?
C'est bon c'est décidé, je t'appelle demain
Pour t'inviter à une expo genre art contemporain
N'importe quoi j' m'en fous mais un truc qui fait bien
Et que je fais jamais mais ça t'en sais rien
Et si tu le veux, si tu le veux bien
Peut-être qu'un de ces jours, un de ces quatre matins
Tu m'avoueras un peu gênée que t'osais pas m'appeler
Je me vois rigoler, "c'est ridicule quelle drôle d'idée !"
Vade retro téléphone
Trois jours mininum.

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MessageSujet: re   Mar 21 Fév - 10:01

"L'itinéraire"

A quatre sur la banquette arrière
A six dans une petite voiture
On tourne maintenant depuis deux heures
Cette fête elle est bien quelque part
L'itinéraire est formel
On aurait dû depuis longtemps
Quitter la Nationale
Qu'est-ce qu'on fout à Orléans
C'est bon gare-toi, fais demi-tour
Je te parle sur l'ton que je veux
A cause de toi on fait un détour
D'une centaine de bornes, si peu
Quoi ? J'arrête pas de me plaindre
C'est complètement faux
J'aimerais étendre mes jambes
J'crois qu' je fais de la rétention d'eau
Si on reconnaît quelqu'un à ses copains
J'espère que les miens sont très très bien
J'espère surtout qu'ils savent où on va
Parce que moi vraiment, les gars, je sais pas
Une fois quitté la Nationale
Faut aller jusqu'au rond point ?
Prendre à gauche direction Bonneval
Il est où ce putain de rond point
ça déprime le conducteur
Qui n'avait déjà pas le moral
Une femme lui a brisé le coeur
Nous on le soutient c'est normal
Elle n'était pas digne de toi
Faut surtout pas que tu la regrettes
En plus elle te trompait
On le sait on se l'est tous faite
Vraiment tu mérites mieux
Elle ressemble à Jean Gabin
Nous remercie pas mon vieux
C'est fait pour ça les copains
A gauche entrer dans le bourg
Après l'église, deuxième à droite
J'ai l'impression qu'on se goure
Qu'est-ce qu'on fout sur l'autoroute ?
On a bien sûr tenté d'appeler
On n'a laissé que des messages
J'imagine les portables bien rangés
Dans les blousons sur un lit à l'étage
Tant pis pour cette fête, on la trouvera jamais
L'itinéraire par la fenêtre, va tout droit
On verra bien
Serrés à six dans une petite voiture
J'échangerais pas ma place
Même si on va dans l' mur.

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MessageSujet: re   Mar 21 Fév - 10:09

(à suivre)

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